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carnets de voyage - Saison 1 - Cabotage le long de l'empire

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carnets de voyage - Saison 1 - Cabotage le long de l'empire

Message  Le conteur le Lun 2 Juin - 11:35

Dame Mérédith D'Astrejour avait quitté les côtes du Lucrécio depuis un bon mois.

La grande barge à talendrier fendait les flots calmes de la province de Kanon sous le regard quelque peu arrogant et intimidant des immenses galères impériales. De multiples petits navires de moindre tonnages circulaient autour de ces mastodontes rompus et abreuvés par de mulltiples batailles.

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Le golfe autour se cerclait d'îles fortifiées et de créneaux où de multiples paires d'yeux sondaient les navires avoisinants.

"La grande Célia" comme l'avait Baptisé le chef Batelier De Montis n'était qu'un de ces bovins lents et stables au milieu d'un troupeau innombrable d'autres ruminants des mers, sous le regard implacable des carnivores pour l'instant repus de la flotte impériale.

Plus loin , sur les quais, parmi les capitaineries et autres hangars , de petites silhouettes s'affairaient comme des fourmis au milieu d'un festin de caisses et de chalands de toute sorte. Le marché ne devait pas se trouver loin car l'on pouvait, même à cette distance entendre les harangues des marchands qui rivalisaient de forces paroles pour amadouer un acheteur pour l'instant invisible.

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Au détour de la rade, non loin de L'îsle de L'échauguette , entre "le prairial" et le "longcours", deux immenses gallions impériaux, se trouvaient une extraordinaire machine parée de multiples ballons de toutes dimensions tenus par des filets.
On aurait pu la prendre pour une petite île tant sa forme différait de l’allure menaçante de ses voisins, mais la présence de multiples fanions impériaux, des armes de l'impératrice, des grands canons d'Archange, des plateformes à catapultes et de plains d'autres installations étranges, faisaient dire au visiteur que ce devait être un navire amiral.

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Mérédith se tourna vers le chef Batelier De Montis et lui demanda ce dont il s'agissait.

Le capitaine roulait sa voix grumeleuse des chiques accumulées depuis des années avant de finir par éructer un tonitruant :
-" M'amzelle m'dam...Sainte Mérrrrédith, il s' agit du "petit merrrrrrle", le navirrrrre en second de la flotte Rrrrrroyale. Il est grrrrrand n'est-ce pas? Et bein, c'pas l'plus grrrrrand, non! non m'dame la sainte... du tout ! Y' a le Rrrrroc qui fait ben trrrrrois fois sa taille au moins. Le p'tit là **lueur amusée dans ses yeux**, l'est juste pour les prrrrrrom'nades."

Et ce fut tout. Tout comme les tempêtes intérieures, furieuses et grondantes, elles s’apaisaient en un rien de temps sans que l'on ne sache trop pour quoi. Il en était de même de De Montis. Peut-être avait il épuisé son quota de mots de la journées.

Mérédith n'avait jamais vu le capitaine enchainer plus de trois ou quatre mots d'affilé en direction de son équipage. La plupart du temps , un simple hochement de tête, un haussement d'épaule, une main qui vrillait dans l'air, deux sourcils qui s’aplatissaient et les vingt membres de quart agissaient comme si le menu avait été présenté de long en large.


[...]

Voilà quelques jours que la grand barge - que De Montis appelait un Cabotin - avait percé les flots hors des cotes de Kanon. Les côtes de l'Abel , peut-être plus rurales, laissaient voir un chapelet de villages de pécheur, soupoudré par ci par là de quelques grosses cités marchandes, à en croire les rafiots "à-gros-culs-sauf-vot'-respect" que décrivait De Montis.

Ce n'était pas un méchant homme ce De Montis. Il n'était pas plus noble que Mérédith, et elle n'avait jusque là pas osée lui poser la question sur sa particule. Le second, un certain Malafert était encore moins disert que le capitaine et bien plus sombre et dangereux dans son apparence. Pour peu, elle l'aurait comparé à un de ces pirates corsaires, qui ne savaient plus trop bien où sont les règles , si ce n'est les leurs.

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Malafert l'avait zyeuté - dire autrement aurait été mentir - de coin. Son visage buriné semblait un triptique de la vie de gredin avec ses grandes balafres, son œil un peu laiteux qui semblait vous percer dans le tréfond de l'âme , alors que l'autre ne vous regardait jamais en face.
Il portait au côté un sabre à large garde, était vétu d 'une chemise ample débraillée sur le devant et maintenue par un ample écharpe rouge carmin, qui faisait office de ceinture. Un chapeau en cuir tanné, complétait un visage peu avenant.

Pour autant qu'elle sache, il ne lui avait jamais adressé la parole... et elle n'en avait jamais eu l'occasion d ailleurs. Elle avait vite remarqué dans sa vie que ses talents de musicienne et de cuisinière lui permettaient de rapidement briser la glace.

En d'autres occasions, elle aurait tiré sa harpe dès la première soirée sur le rafiot. Mais ici elle doutait de pouvoir faire sortir les sons adéquats à l'humeur de la compagnie qui l'entourait.  Alors elle avait fait un tour dans les cuisines et avait rencontré Tripieux, le chef cuisinier.

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Ah ...

Il l'avait vu arriver comme si elle était la prochaine poularde à passer par son couperet. Que venait donc faire une "gonzesse" dans ses pattes. Prenant son mal en patience, Mérédith avait accepté de jouer les marmitons, le temps que l'ours d'homme veuille bien tolérer sa présence. Ici , peut importait son statut de sainte. Seul comptait ses stocks et ce que le capitaine lui octroyait pour faire vivre les quarante cinq membres d'équipages et les 4 passagers.
Elle découvrit cependant que malgré ses manières d'ours, c'était un homme délicat, qui faisait de son mieux pour donner du goût à peu de choses , et faire de son mieux pour remplir les estomacs de ses congénères.

Elle réussit même à lui faire céder deux grosses livres de farine ainsi que quelques dizaines d oeufs, du sucre et des fêves de chocolat. Quelques dizaines de minutes suffirent à faire une centaine de cup cakes et de cookies. Ce jour là, Tripieux gagna une nouvelle fois l'estime de ses compagnons et Mérédith gagna la sienne.

[...]

Ah mais je vois, je viens de vous parler des Quatres passagers sans vous en dire plus ?

Et bien, pour deux d'entre eux, un jeune couple préparant leur mariage et leur lune de miel, rien à préciser si ce n'est que leur béatitude jurait parmi ce tableau de pirates et corsaires entremêlés !
Pour le dernier, il en était différemment.

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Il avait loué la cabine du capitaine. Il n'y avait eu aucun marchandage, l'inconnu étant arrivé au dernier moment et laissant tomber dans l'immense main du capitaine, une bourse replète. L'homme, vêtu de noir, un immense chapeau à large bord, de velours noir lui aussi, ne possédait comme unique couleur sur lui qu'une écharpe nouée au cou, d'un blanc nacré, assorti à un jabeau du même blanc cassé.

Une très fine rapière pendait à son côté, ainsi qu'un long ruban noir le long de sa chemise. Il n'avait émis aucun mot. Il était apparu, avait donné sa bourse et avait franchi l'espace l'amenant à la cabine en quelques secondes, sans un bruit, sans une parole.

Depuis , excepté une fois, où il avait lâché une colombe, il n'était réapparu sur le pont. Un soir, alors que Mérédith -qui avait le mal de mer- était sortie prendre l'air, elle avait entraperçu un filet de lumière s'échappant de la cabine, Mais rien d 'autre.
Puis elle avait décidé que l'inconnu le resterait si c'était son désir.

Hélas, Sainte Mérédith est certes pleine de grâce et de qualités, mais il faut bien avouer qu'elle est aussi curieuse et que l'inconnu la fascinait. Sans même s'en rendre compte , elle compila petit à petit tous les petits détails qu'elle pouvait sur le mystérieux personnage. Tripieux lui indiqua qu il ne mangeait qu'une fois par jour, de poissons, de fruits secs et de légumes. Pour le reste, elle le déduisit des rumeurs colportées par l'équipage et par le jeune couple.

Ainsi donc, l'étranger était un jeune homme de bonne famille, peut-être noble, mais riche assurément ! Comment il avait pu acquérir cette colombe alors qu'il n avait aucun bagage en arrivant sur le bateau, celà resterait un secret.

L'inconnu débarqua en Héléna, au petit matin, où l'attendait deux jeunes hommes tout aussi mystérieux et 3 étalons blancs.

[...]
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